Murray PERAHIA

Murray PERAHIA

Murray Perahia est un de mes pianistes préférés ; outre ses incroyables qualités techniques, il joue avec une grande sensibilité, et apporte à chaque œuvre une vie propre. Les formes sont claires, les phrases et les lignes mélodiques sont mises en valeur, clarifiant la pensée et l’écriture du compositeur. Le rythme est précis, sans être lourd. Murray peut être doux, tendre, mais aussi puissant, il peut timbrer au maximum, voire frapper. Il met en valeur l’harmonie, la forme, l’architecture, et donne un sens à l’œuvre, permettant à l’auditeur de mieux appréhender son contenu. Plus il avance en âge et en expérience, plus il laisse d’espace et de respiration à ses interprétations, écoutant la résonance de l’instrument, et nous transportant dans l’émotion.

Né le 19 avril 1947 dans le Bronx de New York, Murray (Moshé) Perahia est est un pianiste et un chef d’orchestre américain, établi au Royaume-Uni.  Il est issu d’une famille de  juifs séfarades, parlant le judesmo (ladino, ancien espagnol du XIVe siècle), famille qui avait  immigré aux États-Unis en 1935 en provenance de Thessalonique, Grèce. La plupart des membres de sa famille de Thessalonique ont été déportés et tués pendant l’Holocauste. Tailleur en graves difficultés financières, son père s’est pourtant dévoué à la formation du jeune pianiste, lui offrant des cours de piano privés dès l’age de 7 ans. Il avait senti chez son fils un certain talent, depuis que ce dernier montrait une passion pour l’opéra, rechantant avec fidélité et justesse les airs entendus. Il entra au collège à horaires aménagés la « High school of Performing Arts », rendue célèbre par le film « Fame ».

A 17 ans, il  intègre le « Mannes College », où il étudie le piano, la direction d’orchestre, l’analyse et la composition avec Mieczysław Horszowski. Il suit aussi l’enseignement du Marlboro College, où il étudie entre autres avec Rudolf Serkin et Pablo Casals.

En 1973 il collabore avec Benjamin Britten et Peter Pears au Festival d’Aldeburgh, et en devient codirecteur artistique de 1981 à 1989.

En 1992, Une coupure au pouce ne cicatrisant pas, le pianiste cessera de jouer pendant deux périodes d’un an et demi, ce qui fut un enfer pour lui.

Au cours de cette période, il étudie les œuvres de Johann Sebastian Bach, qu’il enregistrera aussitôt sa convalescence terminée. Vers la fin des années 1990. Perahia devient alors un des grands spécialistes de Bach. Les Variations Goldberg  sont considérées comme étant l’une des meilleures interprétations (et je vous conseille à tous, amoureux du piano, de vous la procurer!!!).

Aujourd’hui

Depuis 2006, il vit à Londres.

Il donne souvent des masterclasses : Je suis abasourdie par celle-ci, dans laquelle il explique la construction de l’oeuvre, son chemin harmonique, et argumente la façon de l’interpréter en relation à son écriture :

Murray Perahia Master Class at Peabody Conservatory: Sonata No.2 in Bb minor, Chopin : Image de prévisualisation YouTube

Parmi ses enregistrements majeurs, figurent :

l’intégrale des concertos pour piano de Mozart, avec l’English Chamber Orchestra dirigé au piano. Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

–   l’intégrale des concertos pour piano de Beethoven (1980’s).Image de prévisualisation YouTube  Image de prévisualisation YouTube

Beethoven Piano Concerto No 5 E flat major Emperor Murray Perahia Neville Marriner

Mozart Concerto in C major K.467 ~MURRAY PERAHIA/ COE- 1st.Movement : Image de prévisualisation YouTube

Ludwig van Beethoven: Piano Concerto No.5 in E flat major – Murray Perahia: Image de prévisualisation YouTube

Les sonates de Beethoven :

Murray Perahia – Beethoven – Piano Sonata No 23 in F minor, Op 57 : Image de prévisualisation YouTubeImage de prévisualisation YouTube

Murray Perahia plays Beethoven’s Moonlight Sonata 3rd Movement [HQ] Image de prévisualisation YouTube

Beethoven 32 Variations in C minor: Image de prévisualisation YouTube

Les enregistrements de J.S. Bach !!!!

Pour ma part, je suis folle de son interprétation des  variations de Goldberg de J.S. Bach : c’est à mon avis, une de ses pièces maitresses, que je conseille à tous d’écouter: de plus j’ai tendance à apprécier son évolution musicale à un age plus avancé, Murray ayant alors trouvé son potentiel expressif : des tempos plus modérés, plus d’espace dans sa musique, de nuances, d’expression :  la maturité: Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Partita n°3 de Bach : Image de prévisualisation YouTube

Pour ma part, je trouve les études un peu rapides. Mais les sherzo et ballades sont somptueux.

Chopin Ballade n°1 : Image de prévisualisation YouTube

Il existe un coffret anniversaire (2012) de 68 CD, reprenant les enregistrements des quarante dernières années.

Perahia plays Schubert – Four Impromptus for Piano, D 899 (Op. 90) https://www.youtube.com/watch?v=p96DBFLVVbU&index=5&list=PLqDyl11WHvZHdErPBFr8LlalnwRzT8ZwA

Le sens d’une interprétation et le message de la musique :

Not of This World – Murray Perahia : Image de prévisualisation YouTube

Traduction du texte :
Murray Perahia: « J’ai toujours tord, et le compositeur a toujours raison. A priori, je ne réfléchi pas à l’oeuvre que j’aborde : elle doit m’absorber. Mais après un moment, je pense à une métaphore, induite par les sons. Il faut créer de la musique et évoquer des sentiments. Il faut trouver l’ambiance pour chaque composition, qu’il s’agisse de Bach, Beethoven, ou de n’importe quel compositeur ; trouver le message du morceau, ce qui peut prendre longtemps, voire même une vie entière. C’est ma vie! je dois le faire!  »

ENREGISTREMENTS :

Années 1970

Schumann: Études Symphoniques Op.13; Études Posthumes; Papillons Op.2 (1977)
Années 1980

Schubert: 4 Impromptus D. 899 (op. 90), 4 Impromptus D. 935 (op. 142) (1983)
Schubert: Wanderer Fantasie; Schumann: Fantasie in C Major (1986)
Mozart, Beethoven: Quintets for piano and Winds (1986)
Mozart: Sonata (K. 448); Schubert: Piano sonata for four hands (1986) — with Radu Lupu
Brahms: Piano quartet (1987)
Beethoven: Piano sonatas nos. 17, 18 and 26 (1987)
A Portrait of Murray Perahia (1987)
Mendelssohn: Piano concertos nos. 1 and 2 (CD de 1987, mais enregistrement de 1974; originellement produit en vinyl) — avec Neville Marriner et l’Academy of St Martin in the Fields
Chopin: Piano concerto no. 1, Barcarolle, etc. (1987)
Schumann: Symphonic études, posthumous études, Papillons; Chopin: Piano sonatas nos. 2 and 3 (1988)
Schumann: Davidsbündlertänze; Fantasiestücke (1988)
Schumann: Piano sonata, (op. 22), Schubert: piano sonata (D. 959) (1988)
Bartók: Sonata for 2 pianos and percussion; Brahms: Variations on a theme by Haydn (1988)
Schumann, Grieg: Piano concertos (1989)
Années 1990

Chopin: Piano concertos nos. 1 and 2 (1990)
Murray Perahia in Performance (1991)
Murray Perahia Plays Franck and Liszt (1991)
Brahms: Sonata no. 3, Rhapsodies, etc. (1991)
The Aldeburgh Recital : Beethoven (32 variations), Schumann (Carnaval de Vienne), Liszt (Rhapsodie hongroise et Consoldation), Rachmaninov (Etudes-Tableaux)(1990)
Mozart: Piano sonatas (K. 310, 333, and 533) (1992)
Bach: Harpsichord concertos (1993)
Immortal Beloved Original Motion Picture Soundtrack (1994)
Greatest Hits: Grieg (1994)
Chopin: Ballades, Waltzes, Mazurkas, etc. (1995)
Beethoven: Piano sonatas (op. 2, nos. 1–3) (1995)
Murray Perahia: 25th Anniversary Edition (1997)
Schumann: Kreisleriana, Piano sonata no. 1 (1997)
Schumann: Complete works for piano and orchestra (1997) — avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Claudio Abbado
Murray Perahia Plays Handel and Scarlatti (1997)
Bach: English suites nos. 1, 3 and 6 (1998)
Songs Without Words: Bach/Busoni, Mendelssohn and Schubert–Liszt (1999)
Glenn Gould at the Movies (1999)
Bach: English suites nos. 2, 4 and 5 (1999)
2000

Bach: Goldberg Variations (2000)
Bach: Keyboard concertos volume 1, nos. 1, 2 & 4, Academy of St Martin in the Fields (2001)
Chopin: Etudes, Op.10 & 25 (2001)
Bach: Keyboard concertos nos. 3, 5, 6, 7, Academy of St Martin in the Fields (2002)
Schubert: Late piano sonatas (2003)
Murray Perahia Plays Bach (2003)
Beethoven: String Quartet, Op. 127; Piano Sonata, Op. 101 (2004) (Le quatuor op. 127 a été transcrit pour orchestre et est dirigé par Murray Perahia)
Bach: Partitas 2, 3 & 4 (2008)
Bach: Partitas 1, 5 & 6 (2009)
Brahms: Handel Variations op. 24, 2 rhapsodies op. 79, 6 pièces pour piano op. 118, 4 pièces pour piano op. 119 (2010)
Depuis 2012

COFFRET ANNIVERSAIRE : (2012) de 68 CD, reprenant les enregistrements des quarante dernières années.