Le Lied (les lieders) et la Mélodie

Le lied (Volkslied) est né en Allemagne au Moyen Âge. D’origine populaire, il fut l’une des sources du choral. Au XVIe s, le lied allemand était polyphonique, et la plupart du temps, religieux. Le lied artistique (Kunstlied) se développa au XVIII s : mélodie de salon, accompagnée par un luth ou un clavecin. Au XIXe s.apparut le lied de concert, accompagné par un piano ou un orchestre.

Franz Schubert, Robert Schumann, Johannes Brahms, Hugo Wolf, Gustav Mahler, Arnold Schönberg, Othmar Schoeck, Alban Berg et Richard Strauss, font partie des grands du lied.

Le PIANO à une importance majeure dans le lied. Proche de la voix, et donc de la mélodie, il converse aisément, répondant ou s’interposant au chanteur. Il communique l’humeur du héro dont il parle, et crée une ambiance capitale dans cette forme d’écriture.

Voici les lieder de Schubert (Die Winterreise D 911 – (Voyage d’hiver en français) interprétés par le chanteur baryton Dietrich Fischer-Dieskau et le pianiste Gerald Moore :
Le Voyage d’hiver est un cycle de 24 lieder pour piano et voix, composé par Franz Schubert en 1827, un an avant sa mort, sur des poèmes de Wilhelm Müller.

Ces lieder sont le « prélude » à ses plus hauts chefs-d’œuvre tels que que le quintette à cordes en ut, le quatuor à cordes n° 15, les trois dernières SONATES pour PIANO, (sonate no 21), les IMPROMPTUS, la FANTAISIE en fa mineur, la MESSE en mi bémol majeur, ou la GRANDE SYMPHONIE en do.

En cette période de maladie, sa musique devient profonde et émouvante.

Le Voyage d’hiver reflète la tristesse du compositeur qui se sait malade ; l’hiver symbolise la mort. Le compositeur est seul, peu connu (comme beaucoup d’artistes de leur vivant), et dans l’ombre de Beethoven. Schubert vit dans la maladie, la solitude et l’angoisse de la mort. « Le but de ce Voyage d’hiver, c’est la mort1; la nature entière ne lui renvoie que sa propre image, une nature désolée, gelée,

Franz Schubert – Winterreise : Image de prévisualisation YouTube

Schubert avait déjà mis en musique un cycle de poèmes « La belle meunière (1823). Le sujet commun aux deux cycles se révèlent être celui de l’époque, et du lied Schubertien : le thème de l’amour non partagé, symbolisé par le signe de l’errance : Image de prévisualisation YouTube

Jessye Norman. Schubert Lieder   Image de prévisualisation YouTube

Schubert: Piano Sonata No.18 in G Major, D.894 (Volodos)Image de prévisualisation YouTube